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Emploi accompagné : mieux connaître un dispositif au service du maintien dans l’emploi

Les Handi-Pacte du FIPHFP en Bretagne et Pays de la Loire ont organisé, lundi 28 septembre, une pause réseau consacrée à l’emploi accompagné. Destinée aux employeurs publics des trois versants de la Fonction publique, la rencontre a réuni 41 participants autour d’un objectif : mieux comprendre ce dispositif et ses possibilités de mobilisation pour les agents concernés par un handicap psychique ou invisible.

Un dispositif pour accompagner les parcours

Cette pause réseau s’inscrit dans le cycle 2026 consacré à la santé mentale. Après des temps consacrés aux risques psychosociaux, au rôle de la médecine du travail ou encore à l’accompagnement des agents après une situation de souffrance au travail, la rencontre du 28 septembre a permis de faire le point sur l’emploi accompagné.

Créé par la loi Travail du 8 août 2016, ce dispositif propose un accompagnement personnalisé, à la fois professionnel et médico-social. Il peut intervenir pour favoriser l’accès à l’emploi, mais aussi pour soutenir une personne déjà en poste qui rencontre des difficultés à s’y maintenir. L’accompagnement est assuré par un job coach et n’est pas limité dans le temps.

Un principe est central : le parcours est construit avec la personne et avec son accord. L’accompagnement prend en compte ses souhaits et ses besoins, avec l’objectif de favoriser son autonomie dans l’emploi.

« Placer, former, maintenir »

L’emploi accompagné repose sur une logique de « placer puis former ». Il s’agit de permettre un accès à l’emploi en milieu ordinaire, puis de proposer un accompagnement directement sur le poste de travail.

Pour les employeurs publics, le dispositif peut constituer un relais dans les situations qui nécessitent un accompagnement renforcé. Le job coach peut notamment intervenir auprès de l’employeur pour sensibiliser les équipes, contribuer à un aménagement de poste ou faciliter la médiation entre les différents acteurs.

Les situations concernées peuvent notamment relever de troubles du neurodéveloppement, de troubles psychiques ou de déficience intellectuelle. Le dispositif peut ainsi apporter un appui dans des situations où le handicap est peu visible et où les besoins de l’agent peuvent être difficiles à identifier.

Mieux connaître les possibilités de mobilisation

Les échanges avec les participants ont permis de répondre à plusieurs questions concrètes : dans quelles situations mobiliser l’emploi accompagné ? Comment orienter un agent ? Quelle articulation avec Cap emploi ou la MDPH ? Quelle place pour l’employeur dans la démarche ?

L’emploi accompagné peut notamment être mobilisé dans le cadre d’une démarche de reclassement ou d’une période de préparation au reclassement. Pour une demande de maintien dans l’emploi, la personne est prioritaire.

L’employeur peut être à l’initiative d’une démarche, mais l’agent doit donner son accord pour que l’accompagnement puisse être mis en place. Cette condition rappelle la place centrale de la personne dans la construction de son parcours.

Des retours d’expérience d’employeurs publics

La pause réseau s’est conclue par les témoignages de deux employeurs publics ayant déjà eu recours à l’emploi accompagné : l’Université de Rennes et le Conseil départemental du Morbihan.

Ces retours d’expérience ont permis de compléter les apports du dispositif par des situations concrètes et de poursuivre les échanges entre professionnels du handicap, de la santé au travail et de l’accompagnement des parcours.

Pour les employeurs publics, cette rencontre a ainsi permis de mieux identifier l’emploi accompagné comme une ressource mobilisable pour sécuriser certains parcours professionnels et favoriser le maintien dans l’emploi.

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