Aller au contenu principal
  • Email

Nouvelle-Aquitaine - L’apprentissage dans la Fonction publique, un levier pour recruter et inclure

Le Handi-Pacte Nouvelle-Aquitaine a organisé, le 3 septembre, une nouvelle Pause réseau consacrée à l’apprentissage dans la Fonction publique. Cette rencontre, réunissant 30 employeurs, destinée aux référents handicap, a permis d’aborder les différentes étapes du parcours de l’apprenti en situation de handicap : identification des candidats, recrutement, intégration et sécurisation du contrat.

Mieux comprendre le contrat d’apprentissage

La rencontre a débuté par un rappel des principales caractéristiques de l’apprentissage. Fondé sur l’alternance entre une administration employeuse et un centre de formation d’apprentis, le contrat d’apprentissage est un contrat de droit privé à durée limitée, ouvert aux trois versants de la Fonction publique.

L’âge d’entrée est en principe compris entre 16 et 29 ans révolus, avec certaines dérogations possibles. Lorsqu’un apprenti est en situation de handicap, aucune limite d’âge ne s’applique. La rémunération, exprimée en pourcentage du Smic, varie selon l’âge de l’apprenti et sa progression dans le cycle de formation, du CAP au bac +5.

Ces éléments ont permis d’harmoniser les connaissances des participants et de clarifier les modalités de mise en œuvre de l’apprentissage dans les administrations publiques.

Un outil de recrutement et d’inclusion

Au-delà de la réponse aux besoins de recrutement, notamment dans les métiers en tension, l’apprentissage constitue un levier de diversification des profils et d’inclusion professionnelle. Il permet à l’employeur de transmettre ses savoir-faire, de former un futur professionnel et de construire progressivement une relation de travail adaptée aux compétences et aux besoins de l’apprenti.

Les modalités d’accompagnement diffèrent selon le versant de la fonction publique. Dans la fonction publique de l’État, le service des ressources humaines de l’administration employeuse est l’interlocuteur direct. Dans la fonction publique territoriale, le CNFPT peut apporter son appui, tandis que l’ANFH intervient dans la fonction publique hospitalière.

Le FIPHFP intervient en complément du droit commun lorsque l’apprenti est en situation de handicap, afin de contribuer à la sécurisation de son parcours.

Diversifier les sources de candidatures

Les participants ont identifié plusieurs sources pour rechercher des candidats : les CFA, France Travail, les missions locales et les catalogues régionaux des formations en alternance. Le site du FIPHFP constitue également une ressource à explorer pour mieux connaître les dispositifs existants.

Les échanges ont souligné l’importance d’anticiper les recrutements et de préparer en amont la relation entre l’encadrant, le tuteur, l’apprenti et le centre de formation. Cette préparation permet de mieux identifier les besoins, de clarifier les rôles de chacun et de définir les conditions d’accueil les plus adaptées.

Sécuriser le parcours de l’apprenti

La seconde partie de la rencontre a été consacrée à l’accompagnement et à la sécurisation des parcours. Les participants ont rappelé la nécessité d’adapter les supports et de mettre à disposition les outils nécessaires, en fonction des besoins de l’apprenti.

L’anticipation a été présentée comme un facteur essentiel de réussite. Lorsqu’une collectivité ou un établissement recrute une personne en situation de handicap, il est important d’avoir une vision d’ensemble du parcours, avant comme après la signature du contrat, afin de formuler clairement les besoins dès le départ.

Plusieurs aides du FIPHFP ont été présentées en complément des dispositifs de droit commun, parmi lesquelles une indemnité d’accompagnement destinée au tuteur ou à la tutrice, ainsi qu’une prime à l’insertion lorsque le contrat d’apprentissage débouche sur un CDI ou une titularisation.

L’accompagnement doit également tenir compte des besoins matériels de l’apprenti, comme l’aménagement du poste de travail, du bureau ou la mise à disposition d’équipements spécifiques, sur prescription médicale.

Une responsabilité partagée

Les échanges ont mis en évidence l’importance des liens entre les différents acteurs du parcours : apprenti, employeur, tuteur, encadrement, service RH, CFA, professionnels de santé et partenaires de l’emploi.

Le rôle du tuteur et de la structure d’accueil a été particulièrement valorisé. Leur disponibilité, leur capacité à expliquer les consignes et leur vigilance permettent de repérer rapidement les éventuelles difficultés et d’ajuster l’accompagnement.

Un point de vigilance a également été soulevé concernant l’articulation entre les équipements ou prestations proposés par le CFA et ceux susceptibles d’être financés par le FIPHFP. Les participants ont rappelé que le financement du FIPHFP repose sur les besoins de l’employeur et non sur le seul poste occupé par l’apprenti.

Cette Pause réseau a confirmé que l’apprentissage constitue un véritable levier pour favoriser l’accès à l’emploi public des personnes en situation de handicap. En anticipant les besoins, en diversifiant les sources de candidatures et en mobilisant les acteurs et dispositifs adaptés, les employeurs peuvent contribuer à construire des parcours professionnels durables et inclusifs.

< < Revenir à la liste des actualités