Près de 70 conseillers à l’emploi issus de France Travail, du réseau Cap emploi et des équipes partenaires se sont réunis le 27 février 2026 pour un webinaire consacré au contrat d’apprentissage des demandeurs d’emploi en situation de handicap. Organisé conjointement par le FIPHFP et l’Agefiph, avec Cheops Bourgogne-Franche-Comté, ce temps d’échange visait un objectif clair : outiller concrètement les professionnels pour faire de l’apprentissage un levier pleinement mobilisé dans les parcours.
Ouvert par Fabrice Geurts, directeur territorial handicap du FIPHFP, aux côtés de Bastian Giesberger, délégué régional adjoint de l’Agefiph, Frédérique Magoni (France Travail) et Catherine Durand (Cheops), le webinaire s’inscrit dans une dynamique partenariale forte au service de l’emploi des personnes en situation de handicap.
Un dispositif stratégique encore sous-mobilisé
Longtemps perçu comme réservé aux jeunes, l’apprentissage est accessible sans limite d’âge pour les personnes en situation de handicap depuis 2009. Une information encore trop méconnue, alors même que l’âge moyen des demandeurs d’emploi accompagnés dépasse souvent 50 ans.
Autre point clé rappelé lors des échanges : la rémunération. Les apprentis de plus de 26 ans perçoivent 100 % du SMIC, soit environ 1 600 euros nets mensuels en 2026, avec des exonérations fiscales spécifiques. Un argument déterminant pour sécuriser des projets de reconversion ou de montée en qualification, notamment pour des publics ayant des charges familiales.
L’apprentissage combine formation diplômante et emploi rémunéré, sur une durée d’un à trois ans, avec un taux d’insertion durable de 70 % six mois après la fin du contrat. Il constitue ainsi un véritable tremplin vers l’emploi durable, y compris dans la fonction publique via les concours ou recrutements spécifiques.
Anticiper pour sécuriser les parcours
Au-delà du cadre réglementaire, le webinaire a insisté sur un facteur clé de réussite : l’anticipation des besoins de compensation. Deux environnements doivent être pris en compte : le CFA, soumis à une obligation générale d’accessibilité, et le lieu de travail, où l’employeur doit aménager le poste si nécessaire.
Le rôle du référent handicap en CFA, obligatoire, a été détaillé, tout comme l’appui proposé par la Ressource Handicap Formation. Celle-ci accompagne l’analyse des besoins, la formalisation d’un plan d’adaptation individualisé et la mobilisation des financements. La plateforme de prêt de matériel, cofinancée par l’Agefiph et le FIPHFP, permet par ailleurs de déployer rapidement des solutions de compensation adaptées.
Une démarche partenariale qui illustre la volonté commune du FIPHFP et de l’Agefiph de développer l’apprentissage comme voie d’accès durable à l’emploi pour les personnes en situation de handicap, et de renforcer, aux côtés du service public de l’emploi, la sécurisation des parcours professionnels.
Vous souhaitez en savoir plus sur l'apprentissage dans la Fonction publique, télécharger le guide pratique du FIPHFP : Apprentissage et compensation du handicap : et si on regardait du côté de la Fonction publique.




