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Addictions au travail : une pause réseau du Handi-Pacte Centre-Val de Loire pour outiller les référents et référents handicap

Mardi 12 mai 2026, le Handi-Pacte du FIPHFP en Centre-Val de Loire organisait une pause réseau consacrée à un sujet encore peu abordé dans les politiques handicap : les addictions en milieu professionnel. Réunissant une trentaine d’employeurs publics et de structures partenaires, cette rencontre a permis d’échanger sur les liens entre addictions, santé au travail et handicap, tout en apportant des repères concrets aux référents et référentes handicap.

Une thématique inédite pour le réseau des employeurs publics

Animée par Émilie Dubreuil, chargée de prévention et de formation chez Oppelia VRS 41 à Blois, cette pause réseau a marqué une première pour le FIPHFP sur le sujet des addictions. En ouverture, François-Xavier Fesnin, directeur territorial au handicap en Centre-Val de Loire, a rappelé combien ces problématiques traversent aujourd’hui les environnements professionnels et interrogent directement les politiques de prévention et de maintien dans l’emploi.

Les échanges ont d’abord permis de revenir sur la définition des addictions, qu’elles soient liées à des substances – alcool, tabac, médicaments – ou à des comportements comme les jeux d’argent ou les écrans. L’intervention a notamment mis en lumière les mécanismes de dépendance psychologique, comportementale et physiologique, ainsi que les conséquences concrètes des addictions sur la vie quotidienne et professionnelle.

L’environnement de travail : facteur de protection ou de risque

L’un des temps forts de la rencontre a porté sur les liens entre conditions de travail et conduites addictives. Les participants ont partagé plusieurs situations identifiées comme facteurs de risque : surcharge de travail, stress, changements organisationnels mal anticipés ou encore sollicitations durant les temps de repos. À l’inverse, un collectif de travail attentif et une politique de prévention structurée peuvent constituer des leviers de protection.

La pause réseau a également permis d’aborder les interactions entre handicap et addictions. Certaines addictions durables peuvent entraîner des limitations fonctionnelles ouvrant droit à une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). À l’inverse, certains handicaps, notamment invisibles, peuvent accroître la vulnérabilité face aux conduites addictives.

Quel rôle pour les référents et référentes handicap ?

Au-delà du constat, les échanges se sont concentrés sur la posture professionnelle des référents et référentes handicap. Les intervenants ont insisté sur l’importance d’une approche non jugeante, fondée sur l’écoute et l’orientation vers les bons interlocuteurs. Le rôle de « pivot » du ou de la référente handicap a ainsi été souligné, notamment dans le repérage des signaux précoces et l’accompagnement vers les dispositifs adaptés.

Un focus particulier a été consacré à l’entretien motivationnel, méthode visant à favoriser l’expression des besoins de la personne concernée sans confrontation ni culpabilisation.

Cette approche, présentée à travers un cas pratique, a suscité de nombreux échanges parmi les participants.

En conclusion, les participants ont pu découvrir les formations gratuites proposées par Oppelia VRS 41 autour de l’entretien motivationnel et de la prévention des addictions, avant un rappel des prochains rendez-vous du Handi-Pacte du FIPHFP Centre-Val de Loire.

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